Le yoga, ou comment assimiler le Park

J’avais commencé ce papier en mettant tout d’abord comme titre « Le yoga, l’arme anti-Parkinson », sauf que avec un titre pareil plus accrocheur, nous ne sommes plus du tout dans l’esprit du yoga.

En fait le yoga est en quelque sorte un médiateur entre nous, notre corps et l’univers extérieur. Il permet de ce recentrer sur sois, de faire une sorte de « reset » comme nous dirions en informatique.

L’intérêt de pratiquer le yoga avec une pathologie telle que le Park est donc grandissime et à mon sens à conseiller à tous ceux qui en sont atteints…

Il permet de vivre avec la maladie dans un certain « agrément ».

Sur le plan purement clinique il combat pêle-même, les raideurs articulaires, la perte d’équilibre, dans une certaine mesure de controler les tremblements, la sensibilité au froid et plus prosaïquement, la constipation, etc…

Certains asanas (les postures) et le souffle vital (les techniques de respirations), le pranayama amènent plus de sang au cerveau et dans plusieurs parties du corps ce qui est bénéfique pour tous les Parkinsoniens.

Le Hata Yoga favorise aussi l’équilibre mental trop souvent mis à mal dans le cadre de cette pathologie. Il nous apprends à mieux nous concentrer. Et, au bout de quelques années d’éventuellement pratiquer le Raja Yoga, le yoga de la méditation.

A ce sujet, le moine thibétain Matthieu Ricard, par ailleurs chercheur en génétique cellulaire, préconise pour tous le monde la pratique de la méditation car elle entraine une plus plasticité du cerveau. A ce sujet, lire le très intéressant papier dont le lien est ci-dessous.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/matthieu-ricard-la-meditation-une-nouvelle-maniere-d-etre_1560123.html

 

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  • Posté(e) par Laurence SAVARINO
  • avril 18, 2015
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3 Comments Dites quelque chose

  1. Merci beaucoup Françoise pour votre réponse.
    Je réalise que je suis encore un peu dans le déni de la maladie, espérant que mes gestes quotidiens d’avant suffisent. Mais non, en fait.
    Je suis en train d’ouvrir les yeux et d’accepter d’être fatigué par moments…
    Vous m’avez convaincu, c’est dans ces moments là que le yoga peut aider.
    Je vais partir donc à la recherche d’un cours proche de chez moi.

    Merci pour la lumière et à bientôt.

  2. Bonjour Étienne ,
    La marche, 20mn minimum sans s’arrêter, mobilise essentiellement les membres inférieurs et le système cardio vasculaire, est une bonne activité.
    La pratique de la guitare restera je pense limitée au travail des mains et avant-bras, mais reste primordiale si elle vous apporte plaisir et joie.
    Le yoga est une méthode très intéressante car elle fait travailler toute la mobilité du corps en douceur (si vous respectez vos limites), développe la souplesse, la respiration, la détente par la relaxation…et augmente le lien entre le corps et l’esprit.
    Donc à poursuivre si cette méthode vous plaît. Pourquoi pas chercher s’il existe des stages en 1/2 journée ou journée complète, une ou 2 fois par mois par exemple,suivant vos possibilités, et pourquoi pas, pratiquer chez vous par la suite entre entre 2 stages.
    Dans tous les cas le yoga ne remplace pas mais et complémentaire à vos autres activités.
    J’espère vous avoir apporté un peu de lumière.

  3. Bonsoir tout le monde,

    J’ai eu l’occasion d’essayer le yoga dans le cadre de mon travail (par le biais du CE). J’ai 48 ans et mon activité m’appelle à voyager beaucoup, ce qui me fait rater régulièrement les séances. J’ai donc décidé de me dés-inscrire du cours. Ceci dit, en plus de mon travail, je joue de la guitare dans un groupe de musique latine (bossa-nova).
    Je regrette certes de ne pas pouvoir continuer le yoga, mais est-ce que l’exercice « imposé » par mes voyages professionnels (beaucoup de marche) et la pratique de la guitare ne le remplacent-ils pas?
    Je suis preneur de vos conseils.
    Etienne.

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